Woofing au Maroc

La permaculture du haut Atlas

Woofing au Maroc, la découverte des terres des Amazigh

Les membres de l’association Permagrowing partagent avec vous le voyage woofing au Maroc ! Entre authenticité et biodiversité,  nous avons fait des rencontres d’une hospitalité remarquable et un partage de savoir-faire ancestraux.

Chez les Amazigh (Hommes libres), les cultures en terrasses  des montagnes du Haut Atlas sont de véritables chefs-d’œuvre figées dans un paysage époustouflant ! Dans le désert, le sable et le manque d’eau douce n’empêchent pas un nomade berger de cultiver. Malgré les conditions difficiles, et le réchauffement climatique, ces personnes se sont adaptées à leurs climat pour atteindre une autonomie alimentaire

woofing au Maroc

Visite d'une ferme naturelle à TAHANNAOUT

Notre Roadtrip, a démarré en août 2017. Nous visitons une ferme naturelle à 30 km de Marrakech, non loin de la ville de Tahanaout

Abdelrahim et sa famille  sont propriétaires d’une ferme dont la principale culture est l’olivier. Ils possèdent également quelques animaux : des poules, des vaches et des moutons pour la revente sur le marché local. L’irrigation des oliviers se fait grâce à une pompe à gaz. Abdelrahim  a partagé avec nous son projet de se lancer dans le maraîchage sur sol vivant, Le problème est le prix du gaz. Il doit en  acheter une bouteille par jour pour irriguer les oliviers. Il recherche des solutions Low-tech pour son futur potager. 

Nous avons évoqué la solution de produire du biogaz dans la ferme.   Le biogaz est un carburant renouvelable et pratiquement neutre en CO2. Il est issu de la fermentation de matières organiques, telles que les déchets verts ou les boues d’épuration. Comme le gaz naturel, il est composé essentiellement de méthane (CH4). 

Néanmoins l’utilisation de l’énergie solaire reste le plus accessible pour cette famille pour contourner le problème de cette précarité énergétique. 

Le travail manuel permet de diminuer les dépenses énergétiques et préserver la qualité nutritive

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Les moutons en libertés sous les oliviers

Notre hôte et sa famille ont pris le temps de nous expliquer comment ils prennent soin des oliviers, ils nous ont détaillé les techniques de récolte utilisées. Ensuite comment il pressent les olives pour extraire l’huile.  Abdelrahim et son père n’utilisent pas de machines pour la récolte.  Cette étape est cruciale pour obtenir une huile d’olive de bonne qualité. C’est pourquoi la cueillette des olives doit respecter certaines règles, nous expliqua le père :

« La récolte se fait à la main. Elle peut aussi se faire grâce à des outils, à condition que ces derniers n’abîment pas les feuilles ou les fruits de l’olivier.  Nous préservons notre savoir-faire pour les générations futures, c’est uniquement de cette manière que nous pourrons garder notre qualité d’huile d’olive qui est bonne pour notre santé. Idéalement, les olives doivent être cueillies lorsqu’elles sont encore vertes. L’huile gardera ainsi toute sa puissance aromatique et une grande qualité nutritive. La récolte des olives doit se faire dans la journée : une fois récoltées, il faut les transporter avec nos mules  et les presser immédiatement. Elles conserveront ainsi toute leur fraîcheur.

Ensuite, nous avons échangé autour du Maraîchage et le projet de cette famille qui souhaite atteindre son autonomie en légumes et commercialiser le surplus en circuits courts. 

 

Woofing au Maroc, la rencontre du peuple berbère

Nous nous sommes ensuite laissés attirer par les montagnes et les terres des Amazighs. Elles sont composées de cultures en terrasses, de noyers et pommiers… Pour les Amazigh Il est important de préserver un mode de vie ancestrale. C’est un mode de vie  riche en savoirs-faire, berbères et Amazigh travaillent la terre comme le faisaient les ancêtres, se déplacent en général avec des mules. La rareté de la machine ne fait que maintenir la solidarité entre la population.  Malgré la dureté du climat froid, les Amazighs sont connus par un accueil très chaleureux. Nous avons rencontré des personnes humbles qui vivent très simplement, et qui ont des vraies valeurs comme la solidarité et l’hospitalité. 

Nous avons rencontré de belles personnes, des gens authentiques qui sont à l’écoute. Ils sont parfois méfiants car certains de leurs proches utilisent des produits phytosanitaires. les Berbères ont naturellement un mode de vie simple et écologique. Néanmoins dans des échanges d’expériences nous leur proposons une expérience pour la construction d’une serre bioclimatique. Elle servirait à la production de quelques légumes lors des périodes hivernales. La neige peut atteindre plusieurs mètres de haut certaines années.

Nous avons essayé de comprendre l’histoire des  cultures en terrasses.  Accompagnés de notre guide, nous avons pu rencontrer les anciens qui nous ont parlé de l’importance de l’agriculture des montagnes.

Les vallées du Haut Atlas, sont caractérisées par un manque de terres agricoles. La solution des agriculteurs berbères c’est de  construire des terrasses, des gradins et des plate-formes terrassées individuelles délimités par des murets de pierres, L’objectif  c’est de  valoriser le peu de terre qui  sert  à produire des végétaux, potagers, vergers fruitiers…  Ces aménagements traditionnels permettent ainsi la conservation de l’eau et des sols des vallées du Haut Atlas.